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b-1- Structure des anticorps
La forme en Y des anticorps résulte de l’assemblage de quatre chaînes polypeptidiques identiques deux à deux : deux chaînes qualifiées de lourdes (ou H, pour « heavy », en anglais) et deux chaînes légères (ou L, pour « light »). Une chaîne lourde comporte 440 à 455 acides aminés contre 215 seulement pour une chaîne légères. Qu’elle soit lourde ou légère, chaque chaîne comporte une partie variable vers l’extrémité des bras du Y, c’est-à-dire une séquence d’acides aminés très différentes pour deux anticorps qui connaissent deux antigènes différents. Le reste de chaque chaîne est qualifié de partie constante car elle est la même pour tous les anticorps, quelle que soit leur spécificité.
b-2- Les types d’anticorps
Selon la nature de la chaîne lourde on distingue 5 classes d'anticorps
IgM : Récepteur à la surface des lymphocytes B
IgG : Anticorps circulant dans le milieu intérieur
IgA : Anticorps sécrétés au niveau des muqueuses
IgE : Anticorps intervenant dans les allergies et la lutte contre les parasites
IgD : Anticorps abondants à la surface des lymphocytes B circulants.
Pour répondre à la diversité des déterminants antigéniques portés par antigènes, l’organisme produit environ un milliard de type d’anticorps différents.
b-3- La fonction des anticorps
Rôle des anticorps dans l’activation des protéines du complément (voie classique) et la formation du complexe d’attaque membranaire (voie alternative).
b-3- Autres fonctions des anticorps
Traduire le schéma ci-dessus.
c- Les lymphocytes B et la réaction à médiation humorale
c-1- Les premières étapes de l’intervention des LB
•Expérience à analyser
Les lymphocytes B sont capables de fixer l’antigène grâce aux anticorps membranaires spécifiques (IgM). Tous les anticorps portés par un LB sont identiques et reconnaissent donc le même antigène (un tel LB est présent dans l’organisme à quelques milliers d’exemplaires, ce qui est très peu, l’ensemble constituant un clone). L’organisme étant capable de reconnaître des millions d’antigènes différents, cet organisme doit contenir autant de clones différents de LB que d’antigènes susceptibles d’être reconnus.
c-2- Différenciation des LB et formation de la mémoire immunitaire humorale
- Rôle des lymphocytes Th dans l’activation et la différenciation des lymphocytes B
c-3- De la détection de l'antigène à la production des anticorps
Dans le cadre de la voie humorale de l'immunité spécifique, les plasmocytes issus des LB sécrètent les anticorps dans le milieu intérieur (immunoglobulines).d- Les lymphocytes T4 : Pivot des réponses immunitaires spécifiques
Le VIH s'attaque surtout aux lymphocytes T4, ce qui provoque l'effondrement de toute l'immunité spécifique.
Quel est donc ce rôle capital des LT4 dans l'immunité spécifique ?
d-1- Rôle des LT4 dans l'activation des autres cellules immunitaires.
L’expérience
de Claman
(1966) suivante, révèle une condition nécessaire à la production d’anticorps
L’expérience
de Morgan et Ruscetti
(1975) permet une interprétation de l’expérience de Claman
d-2- Mode d'action des lymphocytes T4
Les cellules immunitaires coopèrent entre elles. Cette coopération se fait par le biais des
substances chimiques sécrétées par certaines cellules immunitaires (Ex. des Interleukines sécrétés par les LT4/Th. La coopération peut se faire aussi par un contact direct entre elles grâce à une interaction entre leurs récepteurs membranaires (Ex. coopération entre CPA et LT).
Les LT4 sont sélectionnés par une CPA, de la même façon que les LT8. Les LT4 ainsi activés se multiplient par mitose et se différencient en LT auxiliaire (LTh, h pour helper) sécréteurs d’Interleukines.
L’interleukine (IL-2) sécrétée par les LT4 rétroagit sur les propres cellules qui l’ont sécrétée induisant une amplification clonale et une différenciation en LTh.
L’IL-2 et les autres interleukines sécrétées par LTh stimulent la multiplication et la différenciation des LB et les LT8 activés (c.-à-d. ayant reconnu un Ag). Une telle stimulation est indispensable ; en son absence, les réponses immunitaires spécifiques (RIMH et RIMC) sont très faibles voire inexistantes.
d-3- Rôle capital des LT4
La réponse
immunitaire spécifique nécessite la coopération entre différentes cellules
immunitaires par des
contacts et des sécrétions. Elle se déroule en trois phases principales :
la phase
d’induction, la phase d’amplification et la phase effectrice.
lymphatiques,
rate, …). - La phase d’induction :
Cette reconnaissance
aboutit à la sélection des clones des lymphocytes possédant les récepteurs
membranaires
complémentaires des déterminants antigéniques, c’est la sélection
clonale :
- Les LB sont sélectionnés soit directement par les Ag libres (Ex. : toxine, virus) ou se trouvant à la surface des cellules étrangères (Ex. : bactérie), soit par des Ag présentés par une CPA.
- Les LT sont sélectionnés au contact des CPA qui présentent des déterminants antigéniques associés aux molécules de CMH.
- La phase d’amplification :
- La phase effectrice :












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RépondreSupprimerMerci beaucoup Monsieur pour votre assistance, et nous sommes trop satisfaits et fières d'être vos élèves
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